Résultats d'enquête de perception sur la qualité de l'air

Résultats d'enquête de perception sur la qualité de l'air

24/05/2022

évocations libres

Une enquête de perception sur la qualité de l'air est réalisée depuis 2021 dans le cadre de DIAMS, par la société Ressource, sous la direction de la Fédération l'Air et Moi et en interaction avec AtmoSud.

Le questionnaire comporte cinq questions principales et une question d’évocation libre (association libre de trois mots à une thématique) dont l’objectif est de fournir un aperçu de la sensibilité des personnes interrogées aux problématiques de qualité de l’air, et ce de manière spontanée, c’est-à-dire sans apporter d’éléments d’information et de sensibilisation. Quatre autres questions permettent d’identifier les caractéristiques des répondants. En mars 2022, 2176 personnes ont répondu au questionnaire.

Le questionnaire de l'enquête est toujours en ligne, avec un objectif de 10 000 répondants. Pour y répondre, rendez-vous sur ce lien : https://www.lairetmoi.org/2-minutes-pour-lair.html

 

Les résultats de l'enquête sont présentés ci-dessous (2176 répondants) :

Résultats enquête perception 1

Résultats enquête perception 2

Résultats enquête perception 3

Profil des répondants :

Résultats enquête perception 4

Professions des répondants et lieux d'habitation :

Résultats enquête perception 7

Parmi les répondants, 47% habitent la ville de Marseille, 65% habitent dans le département des Bouches-du-Rhône et 72% habitent en Région Sud.

 

Structure des cooccurences/associations entre évocations libres :

Résultats enquête perception 6

 

Lecture des résultats et perspectives :

Il ressort en première analyse de ces résultats que les sondés affichent une réelle inquiétude quant à l’état écologique de la planète. Mais, et c’est là un résultat essentiel, ils sont plus faiblement sensibles aux impacts sanitaires de la pollution de l’air. De plus, les sondés tendent par défaut à évaluer comme relativement satisfaisante la qualité de l’air intérieur de leur domicile. Les sondés présentent toutefois une connaissance de la problématique de la pollution de la qualité de l’air suffisante pour offrir des ancrages communicationnels importants dans le cadre d’une sensibilisation. En effet, les évocations libres montrent la centralité des particules fines dans la perception de la pollution de l’air. Les maladies les plus évocatrices de la pollution de l’air sont présentes, soit les différentes formes de cancer et l’asthme. Différentes sources de pollution sont évoquées depuis le trafic automobile, jusqu’aux usines en passant par le transport maritime, les fumées de combustion et les pesticides. Très peu d’évocations portent sur des éléments d’actions à mener ou simplement souhaitées, signe d’un défaut patent de communication publique et de sensibilisation sur ce point. Par ailleurs, les questions portant sur la quantité d’air inspiré indiquent que les sondés ont une assez bonne culture générale sur ce point.

Ce sondage permet ainsi d’identifier ou de confirmer des enjeux de sensibilisation sur la pollution de l’air et de donner une indication sur le degré d’intensité de sensibilisation que ces enjeux appellent. Ce premier résultat permet d’envisager des perspectives de développement en recherche-action. Une perspective intéressante serait de renouveler cette évaluation avant et après la communication de mesures de la qualité de l’air (intérieur et extérieur).

Les variables sociodémographiques montrent les faiblesses de l’échantillon, lequel n’a pas suivi de plan d’échantillonnage. En conséquence, certaines catégories socioprofessionnelles sont surreprésentées, en particulier les cadres et professions intellectuelles supérieures. Ce dernier point est problématique car de nombreuses études montrent que cette CSP tend à être beaucoup plus sensible que les autres sur les problématiques environnementales. A l’inverse, les retraités sont largement sous-représentés. Il conviendrait également de poursuivre ce type d’étude en se donnant les moyens de procédures d’échantillonnage fiables, de même qu’une passation de questionnaire physiquement réalisée et suivant des variables géographiques et démographiques contrôlée serait de nature à prolonger utilement la voie ouverte par ce présent sondage. Ce dernier a le mérite de mettre en évidence la présence d’une attention publique existante sur les problématiques de pollution de l’air et d’assurer et d’indiquer la possibilité d’une recherche-action d’ampleur plus importante.